Nathalie Ramen recevant son chèque de La State Recognition Allowance des mains du Premier ministre, Pravind Jugnauth, en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint.

Nathalie Ramen : une volleyeuse hors-pair

By DefiSports Lundi 16 Octobre 2017 Sports collectifs , Volley ball , O commentaire 0 views

Sa bonne humeur, son leadership et, bien sûr, son talent de volleyeuse ont fait d’elle une référence dans le monde du sport local. Nathalie Ramen est parmi celles qui ont fait briller le volley-ball mauricien dans les années 1980.

Vice-championne d’Afrique en 1989, médaillée de bronze aux Jeux d’Afrique de 1987, médaillée d’argent aux Jeux des îles de l’océan Indien en 1985 et plusieurs fois championne de Maurice, Nathalie Ramen est un exemple à suivre pour les volleyeurs mauriciens et elle peut être fière de son parcours exceptionnel.

La belle époque lui manque tellement qu’elle a conservé tous les articles de presse sur le volley-ball des années 1980 afin d’immortaliser ces moments. C’est au collège de Lorette de Rose-Hill, alors qu’elle était en Form 1, qu’elle a découvert le volley-ball, après avoir accepté l’invitation de ses amies pour disputer une partie. C’est de là que son histoire d’amour avec le volley-ball a commencé. « J’ai représenté ma classe, puis mon école avec des encadreuses que je n’oublierai jamais, comme Marie-Lourdes Allysamba et Mirella Lapierre, avec lesquelles on a brillé au niveau des inter-collèges ».

Elle a décroché par la suite plusieurs fois le titre de championne avec le collège de Lorette de Rose-Hill avant d’être finalement sélectionnée pour représenter Maurice chez les cadettes en 1983, sous la férule de George Appadoo. « Les inter-collèges nous ont permis d’être repérées par les entraîneurs nationaux, qui nous ont ensuite sélectionnées pour représenter le pays dans les plus grandes compétitions internationales. Il y avait pendant cette période beaucoup d’échanges inter-îles dans la région et c’était vraiment très intéressant, vu qu’à cette époque, Maurice battait La Réunion à tous les coups ».

En sélection africaine

En 1985,  à l’âge de 17 ans, elle a été sélectionnée pour représenter Maurice aux Jeux des îles de l’océan Indien, où elle a décroché la médaille d’argent. « On avait perdu la finale face à Madagascar, mais c’était quand même une belle expérience pour ma première sélection et pour avoir côtoyé les grandes équipes et aussi jouer avec des joueuses comme Deborah Lily, Pascale de Robillard, Dorine Benoit, Chantale Mootoo etc…c’était le rêve ! », nous raconte Nathalie Ramen. Elle a été ensuite sacrée championne, au niveau national, avec les Jaimies pendant huit années consécutives.

En décembre 1986, elle a connu sa plus belle expérience en volley-ball pendant les éliminatoires des Jeux d’Afrique. « Je me souviens très bien de cette époque-là, Madagascar était notre bête noire. On avait perdu notre match  par 3 à 1 à l’aller et il fallait absolument battre les Malgaches par au moins 3-0 ou 3-1 au retour afin de se qualifier. Et contre toute attente, nous avions réalisé l’impossible en les battant au retour chez elles. C’était pour moi un moment féérique, car c’est cette victoire qui a ouvert, pour nous, la porte au niveau africain. » 

En 1987, Nathalie Ramen a décroché la médaille de bronze aux Jeux d’Afrique à Nairobi en battant le Ghana par 3 sets à 1. Deux ans plus tard, elle a disputé la finale des Championnats d’Afrique face à l’Égypte pour prendre la deuxième place.  Elle a été ensuite retenue pour la sélection d’Afrique en compagnie de Deborah Lily, Dan Mootien et Liseby Caradec.

Aujourd’hui,  Nathalie Ramen ne joue plus au volley-ball, mais elle n’a pas abandonné le sport pour autant. « Avec l’âge je ne pratique plus le volley-ball, mais je fais de la marche de temps en temps.  Si j’ai un conseil à donner aux jeunes, je leur dirai de croire en leur capacité et d’aller jusqu’au bout de leurs rêves. Cependant, il faut accepter que les choses ne sont plus comme avant.  Je demande ainsi aux autorités de prendre le taureau par les cornes et de recommencer avec le centre de formation, le centre de détection, les inter-collèges, car je pense qu’il faut qu’il y ait cet esprit de compétition saine afin de faire de nos jeunes les champions de demain ».

 

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